Animorphise (M)
Comment y croire?
Comment admettre cette réalité beaucoup trop lourde !
Mes foulées se firent plus grandes et je sentait le vent plus résistant face à moi. Mon souffle se fit plus régulier, moins brûlant. Mon corps commençait a être réchauffé par l’effort. Je remarquais que je rattrapais progressivement mes camarades. Les mètres me séparant d’eux diminuaient a vue d’oeil, peut être un peu trop vite…
Marine se mit a hurler en se retournant vers moi. Prise de panique je me mis a courir plus vite ! Quelle était cette chose derrière moi qui lui faisait peur ?!
Je réussi à la dépasser en deux enjambées. En deux enjambées? Que se passait-il?
Mon professeur cria de venir se mettre en groupe sous l’arbre mais dès que je m’approchais, les élèves s’éparpillaient en hurlant…
Étais-je un monstre ?…
Mentir? Pourquoi faire?
Pourquoi mentir? Pourquoi en ressent-on le besoin?
Mentir est un art. Ne réussit pas qui veut.
Ernest Ouellet
Mentir apporte comme un élan de nouveauté dans notre vie, comme un souffle nouveau. Le mensonge apporte l’admiration des uns, le réconfort des autres. Pourquoi s’en priver? Tant que seul le sentiment vrai subsiste.
La distinction entre le vrai et le faux s’applique aux idées, non aux sentiments. Un sentiment peu être superficiel, il ne sera jamais menteur.
Arthur Koestler
Le risque dans le mensonge, c’est de s’empêtrer dans milliers de choses folles et peu crédibles. La quantité ne vaut pas la qualité.
Le menteur doit avoir bonne mémoire.
Quintillien
Les choses simples sont souvent les meilleurs !
Mensonge affectif …
Le pire, le plus attrayant, le pire.
Mais le plus doux dans ces conséquences.
Le plus beau, le plus enrobé, le plus sucré.
Le mien
Extrait N°4
J’aime la vérité. Je crois que l’humanité en a besoin;
Mais elle a bien plus grand besoin encore du mensonge qui la flatte, la console, lui donne des espérances infinies.
Sans le mensonge, elle périrait de désespoir et d’ennui.
Anatole France, La vie en Fleur
Endurance équine (M)
Cette séance de sport promettait déjà les mains et les pieds en glaçons! Je voyais déjà la piste d’athlétisme et son sable rouge encore recouvert d’une fine pellicule de givre. Sur le trajet je suppliai.
Je pense que c’est dans un de ces moments que l’on devrais mettre toutes les pensées des personnes en haut parleur. On entendrait alors presque en coeur “Pitié qu’il dise qu’il y a trop de verglas pour courir”
Mais il n’y a jamais trop de verglas…
L’air était humide et dans la gorge il me brûlait déjà. J’attendais les instructions en me demandant ce que je faisais là…
Petites foulées sur la piste en passant par les terrains de football. Soit 15 minutes pour s’échauffer, soit plus de 2 kilomètres. Les profs de sport sont comme ça. Il te font faire des minutes et des minutes d’effort en se plaignant que l’on ne va passer vite, ou que l’on ne fait pas l’exercice comme il faut. J’aimerais les y voir ces profs là.
Dans le froid, dans le vent à n’avoir rien d’autre à faire que de penser.
Je pensais. Je pensais à la chaleur pour me réchauffer, je pensais à la douceur pour oublier la douleur dans mes jambes
“La course c’est que du mental !”
Mais mon mental est faible… Tout le monde m’avait déjà doublé depuis un certain temps. Je fermais les yeux pour ne pas montrer ma peine et ma honte. La dernière toujours la dernière.
Je voulais être ailleurs.
C’est là que je l’ai entendu, ce bruit si familier. Ce bruit que je pourrais écouter des heures durant comme une berceuse. Ce bruit si doux qui remplissait mes oreilles gelées.
Là bas au loin, tagada tagada tagada tagada tagada tagada…
Extrait N°3
La mythomanie, également désignée par le terme de pseudologia fantastica, est un terme désignant chez les psychiatres une propension au mensonge compulsif
Extrait de Wikipédia
Compulsif : Qui ne peut être maîtrisé
D. (D)
D. …
Une magnifique ville! J’y ai vécu jusqu’à mes 9ans et j’ai gardé cette ville dans mon coeur. J’y connais tout les recoins, les places tranquilles, les bonnes boutiques, les café à fréquenter…etc
Promenade le long du lac K. , balade dans le Square D. avec la magnifique statut de Pompon.
Un délice cette ville. J’en suis amoureuse.
”Pour avoir foulé ton pavé,
Usé mes s’melles sur tes trottoirs,
je te connais du bout du pied,
Du bout du coeur, du bout du r’gard.
Depuis le temps que je circule,
Que je coule dans tes artères,
Cellule parmi tes cellules,
C’est ton coeur qui me régénère.
Pour ces heures passées dans tes nuits,
Ma pudique bourgeoise,
Où pour me faire le don d’un lit,
Tu fus plus que courtoise.
R. Je te salue, ma vieille Dijon, ô maîtresse burgonde.
Je te salue, ma vieille Dijon.
Et nulle part au monde, je n’aurais voulu naître.
Bien sûr tu as exacerbé
Mes aigreurs de jeunesse.
Mais tu es longue à décoincer,
À te bouger les fesses.
Aussi j’ai voulu te quitter
Pour une autre, plus littorale.
Bien que la fille fût dessalée,
Me manquait mon canal.
Et vois-tu, je suis revenu,
Ma précieuse bourgeoise,
et je ne te quitterai jamais plus
Pour une plus grivoise.
R. Je te salue, ma vieille Dijon, ô maîtresse burgonde.
Je te salue, ma vieille Dijon.
Et nulle part au monde, je n’aurais voulu naître.
Moi qui te croyais pudibonde,
Tu as rosi, ce n’est pas sage.
Voilà que tu te dévergondes
Quand moi je passe l’âge.
Je vais vieillir encore un peu
Et cultiver nos différences
Au creux de ton cou capiteux,
Jusqu’au dernier silence.
J’ai encore quelques heures dans tes nuits
À passer, ma bourgeoise,
Et pour me faire le don d’un lit,
tu seras toujours courtoise.
R. Je te salue, ma vieille Dijon, ô maîtresse burgonde.
Je te salue, ma vieille Dijon.
Et nulle part au monde, je n’aurais voulu naître.”
Yves Jamait
Un jour de Novembre (M)
C’était une journée de Novembre. La neige ne recouvrait pas encore les allées de platane de N/S. mais l’air était frais et prenait les oreilles a vif. Un vent mordant s’engouffrait dans les dernières feuilles des arbres. Il était 10h environ et ma classe se dirigeait vers les vestiaires et le gymnase.
Course d’endurance, ce mot nous faisait tous frémir. Frémir de froid, d’épuisement, de douleur mais aussi de soulagement lorsque nous devions rentrer, le sang battant et chauffant tout notre corps.
Je pénétra avec les premières dans le vestiaire des filles. Je hais les vestiaires ou plutôt je hais me changer en public. Les regards qui louchent sur votre corps pour le comparer discrètement, les moqueries et les ricanements stupides sur votre surpoids. Les yeux horrifiés des autres filles lorsque vous enfiler votre survet’ Carrefour… Associé a une puissante odeur de pieds et de déo : C’est un calvaire pour une fille comme moi!
En route pour le stade